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par Adalana (avec aussi des BD)

LA BONNE COULEUR, par Yaël Hassan (Casterman, 2006, coll. Feeling)
Max vit dans une société dictatoriale, qui favorise l'élitisme et où beaucoup d'actions sont interdites : les
regroupements, les livres d'avant le régime, les souvenirs d'avant... Depuis qu'il a participé à un groupe d'opposants au régime, Max doit porter un uniforme brun, qui le place tout en bas de la
hiérarchie du lycée. Il subit donc toutes les moqueries et humiliations de la part de ses camarades de lycée. Et surtout quand ce sont des violets, la catégorie la plus élevée du lycée...
Les relations avec sa mère sont très mauvaises, car elle ne comprend pas pourquoi son fils s'obstine à se questionner sur le monde d'avant et sur la notion de liberté... Malgré les mauvais
moments, Max ne désespère pas et garde espoir... Ce qu'il va découvrir va aller au-delà de ses espérances...
Voici un court roman destiné aux collégiens de troisième (d'après le dossier pédagogique fourni avec le spécimen que j'ai lu), prix NRP
des collèges en 2006. La société décrite est bien sûr imaginaire, mais finalement, pas si éloignée de ce qui peut ou pourrait exister dans le monde actuel. La peur du régime est omniprésente, et
les mouvements sont contrôlés par l'intermédiaire des indics. L'auteur veut dénoncer les régimes totalitaires, et cela s'observe dès le début du roman de 120 pages. L'intrigue est assez facile à
deviner, mais le style d'écriture de Yaël Hassan fait qu'on accroche à l'histoire de Max... Un beau récit tout de même, à ne pas manquer sur les thèmes du totalitarisme et de la
citoyenneté.
A partir de 12 ans selon Ricochet.
Voir le blog de l'auteur Yaël Hassan.
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